Il y a deux ans, il avait mis un beau cheval dans le pré. La pauvre bête était toute seule. Dès qu’il me voyait, il accourait pour dire bonjour et se faire caresser. Lorsqu’il faisait trop chaud, je lui apportais un seau d’eau. Le cheval hennissait et remuait la tête comme pour nous remercier.
Toute cette affaire n’a pas plu au paysan. A l’époque, il m’avait planté sa fourche dans le pied. Le pied droit, tu parles si je m’en souviens. Résultat : handicapé pendant trois mois. Au début, je ne pensais pas manger ce cheval. Mais il était si gentil, si doux, si appétissant... Je n’ai pas pu résister. Il était rudement bon. C’est que j'aime bien les steaks de cheval. J’avais même garni tout mon congélateur. J'ai mangé les derniers steaks à Noël dernier. J’en ai encore le doux souvenir.